Et par rapport à notre avenir professionnel, nous croyons trop souvent que nous sommes parfaitement clairs sur la suite à donner à notre carrière et que nous serons capables de faire les meilleurs choix. Or, ce n’est pas toujours le cas. Regretter est une chose, se pénaliser en est une autre.
Nous avons préparé une série de questions pour évaluer sa pertinence pour vous. Si vous répondez « je ne sais pas » à toutes les questions ou à la majorité d’entre elles, alors vous devriez considérer sérieusement de faire un bilan de carrière. Il pourra vous apporter beaucoup plus que vous ne pouvez l’imaginer ou vous éviter de vivre certaines situations.
Il y a une différence entre un métier que l’on a envie de faire et un métier que l’on n’a pas ou plus envie de faire. A 35 ans, nous pouvons nous forcer quelques mois à faire quelque chose qui ne nous plait pas, à 40 ans c’est difficile, à 50 ans, on ne peut plus. Et quoiqu’on en dise, on a tous envie de motivation et de sens.
Il y a deux voies possibles pour votre prochaine étape mais elles sont différentes. Comment allez-vous choisir ? Sur quels critères ?
Choisir, c’est renoncé. Un bon choix est un choix réfléchi et assumé. Il est donc important d’être au clair sur ses motivations, ses aspirations, son ambition mais aussi sur ses capacités.
Si vous continuez dans la dynamique actuelle, à évoluer sur des postes de continuité, êtes vous certain de suivre la meilleure direction pour vous (à titre personnel, pas que professionnel) ?
Les motivations évoluent. Les valeurs aussi. Et avec l’âge, nous changeons également de cycle professionnel. Il est indispensable de se requestionner si l’on veut piloter son parcours au mieux de ses intérêts.
Savez-vous s’il est bon de changer d’entreprise et quand ?
Faut-il attendre d’être arrivé à un tournant stratégique ? Cela dépend des personnes mais l’employabilité est sûrement la meilleure conseillère.
La compétition est féroce. Les spécificités font la différence entre un candidat et le bon candidat. S’il est question de se vendre, il faut se connaître et incarner ses atouts. Le bilan est le meilleur outil pour connaître son positionnement unique.
Les outils de recherche doivent être parfaitement alignés avec le projet d’avenir (qu’il soit au sein de votre entreprise ou en externe). Une recherche s’accompagne toujours de KPIs. Que disent vos statistiques ? Est ce que les propositions reçues sont parfaitement en ligne avec le poste que vous visez et son envergure ?
Changer d’environnement est différent de changer de poste. Les compétences techniques ne suffisent pas toujours à garantir la réussite dans un nouveau contexte. La culture d’entreprise varie énormément d’une organisation à l’autre. Ce qui fonctionne dans une PME peut par exemple échouer dans un grand groupe. Réaliser un bilan permet de ne pas se tromper.
Faire deux colonnes et évaluer les avantages et les inconvénients est possible. Mais plus on évolue plus les critères s’affinent et ont des poids différents. Les priorités ne sont pas toujours celles que nous croyons avoir.
Certaines périodes d’incertitude sont normales dans une carrière mais d’autres sont révélatrices. Il faut décider à bon escient.
Un changement de métier imposé ou fortement conseillé répond à priori plus aux besoins de l’entreprise qu’aux vôtres. En ce sens, il comporte un risque pour vous. Mais il peut aussi être un signe de reconnaissance. Il est bon de bien analyser ce qui se joue au regard de vos aspirations.
La stabilité dans un même poste présente des avantages mais elle comporte également des implications sur le développement professionnel. Cela mérite réflexion.
Les compétences acquises à l’étranger se déprécient rapidement si elles ne sont pas mises en pratique. Pour autant, la patience peut payer. Il est bon de se poser les bonnes questions.
Les cadres, confrontés à ce type questions, ne savent pas toujours comment s’y prendre. Soit le temps passe, soit ils acceptent la première proposition interne ou externe, en fonction de leurs critères du moment :
Cela revient à jouer à la roulette russe. Les critères du choix doivent s’inscrire dans un projet professionnel et être mûrement réfléchis et pesés.
Son premier poste a duré 2 ans puis il est parti ailleurs dans un autre secteur, il est resté 3 ans, puis est parti pour un autre métier, puis encore un autre, …, pensant ainsi élargir sa gamme de compétences. À 38 ans, il a fait 5 ou 6 employeurs, 4 métiers et, par conséquent, estime être prêt pour un poste de direction générale, qui seul lui permettra d’utiliser toutes ses compétences. Le trouvera-t-il ?
Il est rentré dans une entreprise au sortir de son école, a appris un métier, et ne sait pas en changer. Il se retrouve à 35 ou 40 ans, parfois plus, connaissant parfaitement son domaine. Il aspire à plus de responsabilités. Lui en donnera t’on ? Il aspire à changer. Lui fera t’on confiance ?
Il se situe bien entendu entre les deux.
Une entreprise hésitera à embaucher un profil mercenaire, car elle se demandera à juste titre si celui-ci va s’investir chez elle pour y réussir dans la durée. De même, elle hésitera à embaucher un profil fonctionnaire, elle se demandera si celui-ci réussira la transplantation. Elle va donc plutôt rechercher un nouveau collaborateur qui aura prouvé à plusieurs reprises dans son parcours professionnel qu’il a été promu à de plus larges responsabilités, à l’intérieur de son groupe et qui a su, changer d’entreprise.
A un moment donné, dans le flot continu de nos carrières, nous ressentons tous le besoin de faire une pause réflexive, d’analyser notre parcours, et d’approfondir notre compréhension de ce qui nous motive véritablement et de notre vision personnelle du succès.
Face à l’intensité et aux exigences croissantes du monde professionnel contemporain, prendre du recul devient un acte stratégique essentiel pour recalibrer nos objectifs et identifier nos motivations profondes, au-delà des attentes externes et des trajectoires conventionnelles.
Cette introspection délibérée est une démarche pragmatique qui permet d’harmoniser nos choix futurs avec nos motivations, garantissant ainsi une satisfaction professionnelle durable et authentique.
Et, cerise sur le gâteau : il installe durablement la confiance en soi.

Dans tous les cas, nous espérons que cette note sur le sujet vous aura permis de prendre conscience que réaliser un bilan de carrière peut être différenciant en bien.
Surtout, pensez sécurité et employabilité.
A toutes fins utiles, vous pouvez prendre connaissance de nos bilans ici : Bilans/Orientation. Nous les avons spécifiquement conçus pour répondre à vos profils de cadres et dirigeants. Et ils sont éligibles au CPF. 
Voilà, vous savez tout.
Si le moment est venu pour vous de prendre en main votre carrière, rencontrons nous.